Continuer le travail, parler plus fort pour être entendus maintenant nos options sociales, écologiques et laïques clairement réaffirmées et forts de nos premières victoires .

Je suis signataire du texte d’orientation porté par Olivier Faure au congrès de Villeurbanne.

J’ai accepté d’être son mandataire à Paris pour le 16e.

Au lendemain des élections régionales et départementales tout devient de nouveau possible. À l’issue du cycle électoral local engagé avec les municipales, les socialistes sont de retour comme la force motrice au cœur de la gauche. On nous promettait le duel Macron / Le Pen, mais désormais les deux places au second tour de l’élection présidentielle sont à prendre, le clivage gauche / droite est bien là.

Rien n’est cependant acquis, la popularité du président de la République reste élevée, comme les intentions de vote pour le RN. Et surtout l’abstention massive montre à quel point les Françaises et les Français ont perdu confiance dans leurs institutions etdans les différentes offres politiques dont la nôtre. La crise démocratique, les colères sociales, le mouvement des gilets jaunes n’ont toujours pas trouvé de réponse.

Le gouvernement n’a pas renoncé à son projet libéral. À écouter le chef de l’État à l’aube de la crise sanitaire, il était possible de croire que la crise de la Covid lui avait ouvert les yeux, qu’enfin seraient réhabilités les services publics et l’impératif de solidarité. Il n’en a rien été. Santé, école, police attendent toujours la concrétisation des annonces faites. La réforme désastreuse de l’assurance chômage n’est pas abandonnée et celle des retraites refait surface avec une grande brutalité. Quand tous reconnaissent à quel point les jeunes ont été victimes de la crise, le pouvoir refuse toute mesure ambitieuse. Le Conseil d’État condamne le gouvernement pour son inaction face au changement climatique sans déclencher aucune réaction de sa part. Notre pays souffre d’un manque d’écoute et de dialogue qui pousse à la confrontation et à la révolte. Avec la Covid, tout devait changer, rien n’a changé, il n’y a pas de monde d’après pour Emmanuel Macron.

Notre responsabilité collective est immense. Notre congrès doit être à la fois celui de l’affirmation des socialistes et de l’appel au rassemblement de toute la gauche écologiste, politique, sociale et citoyenne pour rendre possible l’espoir et l’alternance.

Autour de notre premier secrétaire Olivier Faure, notre congrès doit être celui du rassemblement des socialistes, autour d’un projet et d’une candidature présidentielle. Ce n’est pas au moment où nous retrouvons du crédit auprès de nos concitoyens, où nous sommes de nouveau au premier plan, où l’espérance peut renaître, que nous devons nous diviser dans de faux débats construits de toute pièce.

Nous sommes à gauche la force motrice pour construire l’alternance. C’est l’une des leçons des élections locales. Il existe des forces émergentes dont la progression doit être saluée. Mais il demeure une force centrale, c’est le Parti socialiste. C’est ce que les Français ont exprimé le 27 juin. Cela nous impose sérieux dans le travail, mais aussi cohésion et unité. Sans volonté hégémonique, mais conscients de notre responsabilité particulière, il nous revient de dire au pays ce que nous proposons.

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De la renaissance à l’alternance en 2022 : les socialistes force motrice

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au cœur de la gauche

Il nous revient d’adopter un projet qui porte nos valeurs et les combats qui nous identifient et nous rendent utiles au pays, et de soutenir une candidature issue de notre famille politique pour l’incarner et le porter avec détermination et crédibilité. Les militants auront à se prononcer ; nous proposons aujourd’hui que ce soit celle d’Anne Hidalgo avec l’ambition qu’elle devienne la candidature de la gauche et de l’écologie.

Porter haut l’identité et le projet des socialistes.

Notre engagement de socialistes, notre fierté collective, notre volonté de relever le défi de 2022, trouvent leur source dans notre conviction que nos idées sont celles qui permettent d’améliorer la vie des gens, de réparer la société, de réussir l’avenir pour toutes et tous.

Notre combat pour la justice sociale, l’émancipation de chacun par le travail, l’école et la culture, le droit de toutes et tous à une vie belle, est plus que jamais d’actualité. L’écologie n’est pas un projet alternatif au projet socialiste, mais nous savons désormais que produire des richesses en détruisant la planète est une impasse, que cela se retourne contre les plus faibles. Créer des richesses et des emplois de qualité reste pour autant indispensable pour répondre aux besoins sociaux et permettre à chacun de prendre place dans la société. Pour les socialistes, justice sociale et écologie populaire marchent main dans la main. Notre mission est de mettre l’écologie au cœur du nouveau projet socialiste.

Nous sommes les défenseurs d’une République fraternelle, qui tient sa promesse d’égalité, qui est aux côtés de tous les territoires, de chacune et chacun dans sa singularité, une République féministe et qui lutte contre toutes les discriminations.Nous sommes les ardents défenseurs de cette magnifique invention républicaine qu’est et demeure la laïcité, ce principe qui seul permet d’unir une société métissée, multiculturelle et multiconfessionnelle. Nous voulons une République du commun, fondée sur la laïcité, la solidarité et l’entraide, mais aussi sur la responsabilité de chacune et chacun vis-à-vis des autres et de la communauté nationale.

Nous sommes les militants d’un combat universel pour les droits humains, d’une fraternité planétaire, profondément conscients que notre avenir se joue chaque jour en tous les points du monde. Forts de cette conviction, nous agissons dans nos territoires, au sein de notre nation, dans l’union avec les nations européennes, et à l’échelle de la planète.

Pour mener ces combats, nous croyons aux réponses collectives, au rôle de la puissance publique, à l’importance des mobilisations citoyennes, des forces sociales, associatives et syndicales. À nos yeux, rien n’est possible sans une démocratie continue, ouverte et partagée. Nous ne nous résignons pas à la montée de l’individualisme, à la fragmentation de nos sociétés, nous croyons au retour du commun, au retour à un projet collectif fondé sur le dialogue, la coopération, la solidarité, le recul des inégalités qui minent nos sociétés. Oui, le jeune précaire, l’ouvrier de l’industrie, l’agriculteur en difficulté, le fonctionnaire déconsidéré peuvent se retrouver autour d’un projet de progrès partagé.

Oui nous sommes fiers d’être socialistes et nous savons que nos idées et nos combats irriguent au-delà de notre parti. Aujourd’hui, nous poursuivons le dialogue et nous tendons la main, car nous sommes portés par une seule ambition, unir ce qui est aujourd’hui épars, pour de nouveau changer la vie, de nouveau faire lever l’espérance.

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Rassembler les socialistes pour rassembler la gauche, s’ouvrir aux nouvelles forces citoyennes, telle est depuis toujours la stratégie gagnante des socialistes

Au moment du congrès d’Aubervilliers, quand Olivier Faure et la nouvelle équipe de direction ont pris la responsabilité du Parti socialiste, notre socle électoral était à 6 %, notre existence même était en jeu et nous étions isolés au sein de la gauche. Aujourd’hui, nous mobilisons lors des élections régionales plus de 16 % des voix, la gauche dirige en métropole 5 régions et 26 départements, dont tous les président·e·s sont socialistes ou partenaires proches. Elle a aussi remporté de beaux succès dans les outre-mer en remportant deux collectivités et une région. Après les victoires des élections municipales, ces nouveaux scrutins locaux viennent apporter une reconnaissance du travail de nos élu·e·s dont nous sommes fiers. Oui, nous sommes de nouveau respectés à gauche et nous sommes la force motrice autour de laquelle peuvent se construire l’alternance et le rassemblement de la gauche et de l’écologie.

On nous dit que le rassemblement serait l’effacement. C’est pourtant le rassemblement, avec le PCF, les nouvelles formations de gauche comme Place publique et Nouvelle Donne, avec les élus DVG, les réseaux citoyens, les acteurs de la société civile, qui nous permet de gagner. Nos maires, nos président·e ·s de régions et de départements ont toutes et tous fait ce choix du rassemblement et de l’ouverture.

On nous dit que les écologistes sont différents de nous et que toute alliance serait impossible voire même mortelle. En 1972, quand François Mitterrand a réalisé l’union de la gauche, de vieux barons de la SFIO l’on dénoncée dans les mêmes termes, ils ont été balayés par l’histoire et ont fini à l’UDF de Giscard. À l’époque, le Parti communiste était plus fort que le PS et les différences politiques très importantes. Aujourd’hui, nous sortons des municipales, des départementales et des régionales plus forts que les écologistes, et nos différences sont réelles, mais nos désaccords moins profonds que ceux de l’époque. François Mitterrand avait confiance dans la force des socialistes, de leurs idées, de leurs énergies militantes, retrouvons nous aussi cette confiance et cette fierté qui permettent de prendre des risques, d’aller de l’avant, de s’ouvrir à d’autres, de fixer le cap, de donner le la.

La faiblesse de la gauche vient de sa fragmentation, la faiblesse des socialistes vient de leur division. La grande majorité des nouveaux réseaux et partis à gauche est issue de l’arbre socialiste. Certains nous ont quittés pour fonder de nouvelles organisations, d’autres qui partagent nos valeurs et nos combats sont restés loin de nous car rebutés par nos travers et nos erreurs. Certains pensent qu’il suffit de déployer le drapeau pour que tous reviennent à la maison, cette illusion mènerait à l’échec. Nous devons construire par étape un rassemblement pour être au rendez-vous de 2022. Il reviendra dans les prochains mois à chacun de prendre ses responsabilités pour donner naissance à une nouvelle dynamique à gauche. Rassemblement dans la société, rassemblement dans les territoires, rassemblement des réseaux et des partis de la gauche réformiste, socialiste, et écologiste qui le souhaitent, tout sera utile pour donner de la force à cette alternative.

Nous proposons de bâtir une coalition pour gouverner le pays, autour d’une candidature commune et d’un contrat de coalition. La gauche réformiste qui fait le choix de la responsabilité et de l’action est riche d’une grande diversité : socialistes, écologistes, communistes, mais aussi nouvelles formations politiques et réseaux citoyens ancrés dans les territoires et dans le mouvement social et intellectuel. Pour chacun, revendiquer sa différence, sa spécificité, n’a jamais empêché de converger

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autour d’un programme de gouvernement ; nous le faisons tous les jours dans les collectivités, nous voulons porter cette culture du contrat et de la coalition au niveau national. Nous ne commettrons par l’erreur d’Emmanuel Macron de tout miser sur la présidentielle pour être ensuite incapables de transformer le pays. Nous avons besoin pour réussir d’un socle politique large, mais aussi de fédérer les forces sociales et citoyennes du pays. Tout ce qui concourt dès maintenant à mieux se comprendre, à converger, à rapprocher les points de vue est utile, mais c’est bien autour de la candidature forte et crédible que nous proposons que ce contrat de coalition pourra être finalisé.

Fiers de l’action de nos militants et de nos élus, un congrès pour transformer l’essai après les victoires municipales, départementales et régionales

Le congrès d’Aubervilliers a permis d’engager la renaissance du Parti socialiste. Trois ans plus tard, beaucoup reste encore à faire. À l’occasion du congrès de Villeurbanne, il nous revient d’être au RDV de 2022 et d’ouvrir ouvrir une nouvelle page de l’histoire centenaire des socialistes, préparer et réussir un nouvel Épinay, construire une nouvelle maison commune pour les décennies à venir.

Une évidence s’impose, le PS n’a pas été remplacé, il est bien là, fort de ses militantes et militants qui n’ont jamais lâché prise, fort de sa vie collective et du travail de sa direction, fort de ses groupes parlementaires qui ont réalisé depuis trois ans un énorme travail d’opposition et de proposition, fort de son ancrage territorial dans toutes nos régions, dans les grandes villes comme dans les petites et le monde rural, dans l’hexagone dans les outre-mer et à l’étranger.

Les 18 derniers mois ont été difficiles. L’épidémie de la Covid a cruellement frappé notre société. La vie du pays a été plusieurs fois « suspendue » ou « entravée », notre vie collective a été limitée, nombre d’entre nous ont souffert de cet isolement et de la rareté des moments partagés entre camarades. Il a été plus difficile de se voir, d’échanger, de débattre et de trouver des solutions à nos problèmes, le congrès a dû être repoussé plusieurs fois, les militants n’ont pas pu voter pour les désignations. Nous en avons pleinement conscience et la période qui s’ouvre doit être celle du renouveau de notre vie collective, du retour de notre fraternité.

Nos succès lors des élections locales de 2020 et 2021 sont d’autant plus remarquables dans cette période si difficile pour toutes et tous. Nous devons en être fiers comme nous devons être fiers du travail réalisé ces derniers mois autour de notre projet. Travail, santé, école, écologie, démocratie, République, dans tous ces domaines des propositions ont été élaborées, souvent nouvelles et originales, des « live du projet » ont été organisés, nous avons noué le dialogue avec de très nombreux acteurs de la société. Le calendrier du congrès sera aussi l’occasion d’adopter en septembre le projet des socialistes. Les six cahiers des « RDV du projet » seront un point de départ pour recueillir les réactions et propositions des militant·e·s, les réunions de section et les congrès fédéraux permettront d’amender le projet finalisé en août et qui sera encore amélioré au moment du congrès national.

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Un chemin d’espérance pour les socialistes, pour la gauche et l’écologie, pour notre pays

La renaissance amorcée depuis 3 ans était une première étape, nous vous proposons aujourd’hui d’affirmer l’identité et l’offre politique des socialistes pour être au rendez-vous de 2022. Réussir un congrès de rassemblement, adopter notre nouveau projet, sont deux étapes essentielles pour, après les élections municipales, départementales et régionales, montrer la force et l’unité des socialistes, montrer que nous sommes le point de repère, le pôle de stabilité, auquel le peuple de gauche peut se référer.

Unité dans le Parti, élaboration collective du projet des socialistes, rassemblement autour d’une candidature issue de nos rangs, contrat de coalition pour gouverner et transformer le pays, voici le chemin que nous proposons autour d’Olivier Faure. C’est un chemin pour les socialistes, un chemin pour la gauche et l’écologie, un chemin pour le pays, pour réveiller l’espérance et rendre possible l’alternance.

Pour plus d’informations et signer notre texte d’orientation, rendez-vous sur

https://renaissance-alternance.fr / contact@renaissance-alternance.fr

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